Lors du Salon Jeune d’Avenir situé aux parcs des expositions à Porte de la Villette à Paris, des jeunes entre 16 et 30 ans ont pu aller à la rencontre d’entreprises qui recrutent.
Manon Béquet est Responsable du pôle bénévoles au sein de La Cravate Solidaire à Paris et donne quelques conseils à celles et ceux qui souhaitent postuler dans cette entreprise.
Le salon "Jeunes d'Avenirs " a eu le lieu le 24 et 25 avril dernier à Porte de la Villette à Paris.
Juliette Boulegon
Journaliste impact.info
Publié le 17 mai 2024
Paroles Audio en Français· Transcription générée par IA
0:00 Un salon à destination des jeunes de 16 à 30 ans qui sont à la recherche d'une formation, 0:04 d'une alternance, d'un emploi ou tout simplement de conseil. 0:08 Manon Béquet travaille au sein de la cravate solidaire en tant que responsable du pôle bénévole Île-de-France. 0:13 Vous pouvez nous rappeler ce que c'est la cravate solidaire, leurs actions ? 0:16 Oui, en fait la cravate solidaire c'est une association qui lutte contre les discriminations 0:21 liées à l'apparence en entretien d'embauche et plus globalement en fait qui accompagne des personnes 0:25 qui sont en insertion ou réinsertion professionnelle pour maximiser les chances lors de l'entretien d'embauche. 0:31 Et alors là aujourd'hui sur ce salon vous êtes là pourquoi ? Qu'est-ce que vous attendez de ce salon ? 0:37 On accompagne dix candidats par jour sur Infra Paris et ensuite on a des actions dans le 93 et dans le 95 0:44 où on accompagne cinq à dix candidats par jour également et donc ces candidats-là 0:49 ils nous sont envoyés pour la plupart par des structures, des associations partenaires 0:53 comme France Travail, l'émission locale ou d'autres associations plus spécifiques. 0:57 Et donc quand on vient sur ce genre de forum c'est pour aller vers des personnes 1:01 qui ne sont pas forcément accompagnées au quotidien par ce genre de structures 1:05 qui sont peut-être dans un stade de leur vie où elles sont un peu perdues, 1:08 elles ne savent pas trop vers quoi s'orienter ou alors elles essuient beaucoup de refus 1:13 et sans accompagnement ça peut être compliqué mentalement. 1:16 Et donc nous on vient pour parler de la cravate, de notre aselier qui est 100% gratuit 1:21 et les inciter à passer parce que c'est vraiment un coup de boost en fait, 1:25 ça les reboost, ça travaille sur la confiance en soi, sur l'estime. 1:30 Est-ce que vous pouvez me donner peut-être des exemples de ce que vous offrez 1:35 à ces personnes qui ont besoin justement de ce coup de pouce pour qu'on imagine un petit peu plus vos actions ? 1:40 Alors en gros, notre action principale c'est les ateliers coup de pouce. 1:43 Donc ça c'est un atelier, on en fait tous les jours du lundi au samedi 1:46 et pour le candidat ça dure à peu près deux heures et demie, trois heures. 1:49 Dans cet atelier, la personne elle va avoir un coaching image 1:52 où là il va y avoir le don d'une tenue professionnelle complète et gratuite, enfin le don quoi. 1:57 Donc ça va aller de costume, cravate ou chino, veste, que sais-je, avec chaussures, accessoires. 2:04 L'idée c'est de trouver une tenue qui convienne à la personne selon son projet professionnel 2:08 mais aussi selon ses goûts. Le but c'est pas de déguiser les personnes, 2:11 c'est vraiment en fait qu'elles s'approprient leur image, 2:14 encore une fois que cet aspect d'estime et de confiance en soi il soit maximisé. 2:19 Et aussi qu'on sait lors des entretiens que le premier contact avec le recruteur, 2:25 l'apparence est primordiale. Les recruteurs vont se baser là-dessus, 2:29 ça va être leur premier a priori, donc c'est important de savoir bien se présenter. 2:33 Donc on aiguille là-dessus, donc la personne repart avec la tenue. 2:36 Et ensuite il y a la partie coaching RH, où là c'est une simulation d'entretien 2:40 avec deux personnes qui sont RH dans la vie professionnelle, 2:42 donc qui connaissent vraiment cet univers. 2:44 Et donc la simulation d'entretien va être axée selon le profil et selon la recherche de la personne. 2:49 Et à la fin il y a toujours un débrief qui permet au candidat de savoir 2:54 comment s'est déroulé l'entretien, quels sont ses points forts, les axes d'amélioration, 2:57 choses qu'on n'a pas dans la vie réelle. 3:00 Quand on passe des entretiens et qu'on essuie les refus, on ne sait pas forcément pourquoi. 3:04 Et donc on ne peut pas ensuite travailler sur nous pour essayer d'optimiser nos chances. 3:08 Donc c'est important. 3:09 Et ensuite on termine par une photo de CV. 3:11 Ce n'est pas une obligation, les personnes ne sont pas forcément à l'aise avec la photo. 3:15 Mais en tout cas, nous on croit beaucoup à l'estime de soi par l'image. 3:18 Et souvent les personnes, quand elles se voient en photo dans le costume par exemple, 3:22 direct elles vont se l'approprier et tu vois le sourire qu'il y a sur leur visage. 3:27 Et les tranches d'âge à peu près ? 3:29 Alors au-delà de ce salon, parce que là en l'occurrence il y a beaucoup de jeunes, 3:32 est-ce que c'est quand même malgré tout les jeunes qui viennent beaucoup à votre rencontre 3:36 et qui ont ce besoin-là ? 3:38 Alors disons que nos ateliers sont destinés à tout public. 3:42 On va partir à peu près de 17 ans jusqu'à 60 ans. 3:45 Il n'y a vraiment pas de tranches d'âge. 3:47 Le seul prérequis ça va être d'être en recherche ou en insertion ou réinsertion professionnelle. 3:52 D'avoir un minimum un projet professionnel. 3:54 Même si la demande elle a un petit peu changé. 3:57 Donc on a parfois des personnes qui sont vraiment perdues et qui n'ont pas de projet professionnel. 4:01 Mais effectivement on a quand même une partie, une grande partie où ça va être des jeunes de moins de 26 ans 4:06 qui sortent d'études ou non et qui ont besoin parfois même des jeunes lycéens 4:12 qui n'ont jamais mis un pied dans le monde professionnel. 4:14 Et donc là la simulation elle est un peu différente. 4:16 C'est vraiment de leur montrer les codes, ce genre de choses. 4:20 Mais il y a beaucoup de jeunes effectivement. 4:22 Et aujourd'hui, enfin ce matin, il y a des gens qui sont venus vous voir, 4:25 des jeunes qui sont venus vous voir intéressés par ce que vous proposez ? 4:28 Tout à fait. Alors en fait nous dans ce salon là, on a trois espaces en plus aujourd'hui. 4:32 Donc il y a nous, Isabelle et moi, on va être plus axés sur la partie orientation et coaching aujourd'hui. 4:38 Parler du CV, dire ce qui a amélioré, la lettre de motivation, peut-être orienter un petit peu, donner des conseils. 4:44 On a un autre stand là-bas où on va faire la photo du CV directement. 4:47 Qu'on envoie directement aux personnes. 4:49 Et on a un camion dehors, ce qu'on appelle la mobile. 4:52 Et c'est cette mobile là qui se déplace dans le 93 et dans le 95. 4:56 Et donc là, ça va être pour montrer le dressing solidaire. 4:59 Mais oui, nous on a des personnes qu'on a inscrites ce matin. 5:02 Et qui juste, quand on leur en parle, elles nous disent « ok, ça me reboost ». 5:06 Enfin voilà, c'est trop cool. 5:07 Je vais terminer avec, enfin presque terminer avec une dernière question, mais ça vient de naître. 5:12 La plupart des problématiques chez les gens qui peinent à trouver un emploi, 5:18 pendant le recrutement, qu'est-ce que c'est ? 5:20 Est-ce que vous avez une idée un petit peu de ce qui va beaucoup freiner finalement le recrutement ? 5:24 Elle est compliquée à répondre à cette question parce que c'est vraiment au cas par cas. 5:29 Nous, on est vraiment axés sur la discrimination. 5:33 Et c'est ce qu'on voit en atelier, c'est ce qui ressort. 5:36 C'est que beaucoup de personnes, elles reçoivent des refus. 5:38 Que ce soit par leur origine, que ce soit par l'âge. 5:41 Mais en soi, je ne peux pas répondre. Il n'y a pas un critère précis qui me vient. 5:46 Par contre, beaucoup de discrimination quand même à l'embauche. 5:48 Pour moi, c'est là où il y a vraiment à agir. 5:50 C'est du côté des recruteurs et des entreprises. 5:53 Ce qu'on fait aussi au quotidien, on n'agit pas seulement auprès des candidats. 5:56 Mais c'est des mentalités qui sont à changer. 5:59 Mais pour moi, tous les critères de discrimination, parce que Dieu sait qu'ils sont variés. 6:02 C'est sur quoi il faut travailler, ce qui va prêcher pour beaucoup de monde je pense. 6:08 Pour conclure cette question, je demande ça à toutes les personnes que j'interview. 6:11 16 ans, c'est l'âge légal en France pour ouvrir sa première entreprise 6:15 ou même se mettre à travailler si on le souhaite. 6:17 Et même faire une alternance également si on le souhaite. 6:20 De quoi vous rêviez-vous lorsque vous aviez 16 ans ? 6:23 Moi quand j'avais 16 ans, je voulais partir en mission humanitaire sur le terrain. 6:30 Et juste aider les gens. 6:33 Je m'imaginais une mission d'urgence. 6:36 Et juste apporter mon aide de la manière dont je peux à mon échelle. 6:41 Finalement, vous êtes un peu à ligne. 6:43 Oui, oui, oui. 6:45 Et c'était Manon Béquet qui travaille au sein de la Cravate solidaire 6:48 en tant que responsable du pôle bénévole Île-de-France. 6:51 Et si vous souhaitez retrouver plus d'informations concernant la Cravate solidaire, 6:55 je vous invite à vous rendre directement sur notre site impact.info